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Pourquoi sommes-nous malheureux ou malades malgré nos efforts vers la santé ?

Pourquoi sommes-nous malheureux ou malades malgré nos effort vers la santé _

Aujourd’hui de plus en plus de personnes s’intéressent aux facteurs de santé tels que la nutrition, la qualité de l’air, la qualité de l’eau, la qualité de la terre; en un mot à la qualité de notre environnement. Mais suffit-il de respecter tous ces facteurs, pour être heureux et en bonne santé ?

Lorsque l’on voit sur internet, dans les forums, sur les réseaux sociaux, toutes les guerres et les tensions qui existent entre certains groupes ou individus ayant a priori la même demande « être en bonne santé » ; on peut se demander s’il n’y aurait pas un facteur majeur, qui est ignoré ou mal connue ? Est-ce que la première condition de la santé ne se résumerait-il pas, en un seul mot : l’harmonie.

Définition.
Harmonie : « Qualité d’un ensemble qui résulte de l’accord de ses parties ou de ses éléments et de leur adaptation à une fin : L’harmonie de l’univers, du corps humain. »
Il apparaît nécessaire de conscientiser que sans un minimum d’harmonie, il n’y aurait pas de vie sur terre et que sans harmonie intérieur on ne peut atteindre une vraie santé authentique et durable.

Certains scientifiques dont David Servan Schreiber, affirment qu’en proie au cancer l’organisme vit une guerre totale. Les cellules cancéreuses se comportent comme des bandes armées sans foi ni loi, libérées des lois de la vie en société qui caractérise un organisme en bonne santé.
Avec leurs gènes anormaux, elles échappent aux mécanismes de régulation des tissus. Elles ont perdu par exemple l’obligation de mourir après un certain nombre de divisions et sont donc devenues « immortelles ». Elles font la sourde oreille aux signaux des tissus environnants qui, alarmés par le manque de place, leur demandent de cesser de se multiplier. Pire, elles les intoxiquent avec des substances qu’elles sécrètent. Ces poissons créent localement une inflammation qui stimule encore plus leur expansion au détriment des territoires voisins.
Enfin, comme une armée en campagne qui doit assurer son ravitaillement, elles réquisitionnent les vaisseaux sanguins à proximité et les obligent à proliférer afin de fournir de l’oxygène et les nutriments indispensables à la croissance de ce qui rapidement va devenir une tumeur.

Est-ce que ce mécanisme de cancérisation des tissus, proposé par le scientifique David Servan Schreiber, n’est pas à mettre en relation avec nos propres guerres intestines et nos propres guerres avec autrui ?
Est-ce que la maladie n’est pas à mettre en relation avec les dysharmonies que l’on entretient en nous-même ?
Est-ce que toutes ces guerres que l’on constate entre les peuples, toutes ces dissensions que l’on constate entre les gens n’auraient-elles pas en définitive une seule cause : les dysharmonies que chacun d’entre nous entretenons avec nous-mêmes ?
Pour favoriser en chacun d’entre nous, l’harmonie intérieur, ne doit-on pas au préalable connaître et respecter les mécanismes qui en sont à l’origine ?

« Le changement véritable commence à l’intérieur de chaque être qui a réussi à introduire en lui-même l’apaisement, l’ordre et l’harmonie, seuls capables de déclencher la dynamique d’un perfectionnement ininterrompu. Comparable à un champ de bataille, notre monde intérieur est le lieu de lutte perpétuelle entre nos tendances : nos élans généreux se heurtent à nos sentiments égoïstes et nos pensées désintéressées, à nos calculs sordides…Ce que l’intellect décide, nôtre cœur le refuse et réciproquement. Cela est à l’origine de conflits qui engendrent nécessairement un comportement rempli de contradictions. » Agnès Leijbowicz

Pour mieux comprendre et appréhender les luttes intérieurs qui se jouent en chacun d’entre nous, il peut être intéressant de savoir que l’on a en soi deux natures : une inférieure et une autre supérieure. Elles sont aussi appelées « personnalité et individualité ».
Comme le précise Agnès Leijbowicz agrégée de l’université et qui reprend les propos d’Omraam Mikhaël Aïvanhov :
« La personnalité égocentrique et intéressée, versatile, donc peu fiable, cruelle et obséquieuse, modifie langage et conduite au gré de son intérêt, se joue de tout pour son plaisir et sa jouissance personnelle. Le mot latin « personna » dont est tiré le mot « personnalité » désigne le masque de théâtre qui est jeu, multiplicité, mensonge.
L’individualité par contre renvoie au caractère indivisible de l’être humain, à son essence pure et simple, ce sans quoi il ne peut être son esprit.
Seul celui qui s’améliore est porteur de véritables changements.

Notons d’abord qu’en général, la majorité des humains vivent seulement avec la moitié d’eux-mêmes : la personnalité, et que le bonheur, paix, amour, succès, intelligence qu’ils souhaitent, ils s’obstinent à vouloir les trouver dans les limitations, les désordres et les contradictions de la personnalité. Bien sûr, ils y découvriront toujours quelques miettes, quelques bribes à cause précisément de cette liaison existant entre la nature inférieure (personnalité) et la nature supérieure (individualité). Mais il est grand temps pour nous de remonter vers les hauteurs de notre être où se manifeste avec force, plénitude et perfection ce que nous désirons, pour ensuite le traduire et l’exprimer dans notre comportement. »

Mais que de découvertes lorsque la clé : personnalité-individualité est mise dans la serrure de la porte qui ouvre sur le monde politique ! Chaque orateur tient le discours de l’individualité : le bien de tous, le bonheur partagé, le travail libérateur, le pacifisme, les droits de l’homme, les droits de l’enfance, la libération des peuples opprimés, l’aide aux plus défavorisés… Mais tout le monde garde le comportement de la personnalité : agissons d’abord dans notre intérêt, gagnons plus en travaillant moins et en exploitant les autres, profitons des opprimés en les illusionnant sur notre soutien et notre aide, armons-nous à outrance et envahissons… !

Ce décalage entre le discours et le comportement est la ruse idéologique par excellence de la politique, qui conforte chaque citoyen dans son impuissance, son incapacité à tout changement véritable. »

Est-ce que tout ce que l’on vit à notre époque et particulièrement ces derniers temps…, tant au niveau mondial que sociétal, n’aurait pas en définitive comme origine au niveau individuel et collectif, un manque de cohérence et de congruence entre les idées et les actes ou encore entre notre personnalité et notre individualité ?
Pour être cohérent avec notre désir de santé authentique, ne devrait-on pas s’intéresser aux mécanismes qui sont à l’origine de nos contradictions et de nos guerres intérieures afin de les pacifier et de les harmoniser.

Un tel travail d’introspection donnera du sens à notre quête de santé avec un grand « S ».


Renseignement à propos de l’auteur.
Eric Darche / Naturopathe-hygiéniste, auteur de 9 ouvrages
Créateur d’une école de naturopathie et d’hygiénisme en E-learning : ENHED
https://enhed-formations.fr/
Auteur, conférencier. Consulte à distance par tél ou par skype.
Tél : 09 50 24 05 34.
www.ericdarche.com
Groupe facebook : Naturopathie, hygiéniste et alimentation vivante.

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Eric Darche

Eric Darche est naturopathe hygiéniste depuis 25 ans. Parallèlement à sa formation de base et son expérience acquise grâce à ses consultations, il a en permanence amplifé ses connaissances par l’étude de nombreux travaux de recherche ainsi que par un échange régulier et fructueux avec différents scientifiques. Il anime aussi depuis de nombreuses années des ateliers, conférences-débats, stages, formations, cours, afin de sensibiliser le public sur l’impact majeur de la nutrition sur la santé et a rédigé à ce propos de nombreux articles dans la presse.
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