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La vitamine B12

La vitamine B12 - Article disponible sur le blogue de Joozia

 

Bonjour à tous et bienvenue pour votre rubrique sur les compléments et les nutriments ! Je suis le Dr Raphaël PEREZ et je vais aujourd’hui vous parler de la vitamine B12.

La vitamine B12 est une vitamine essentielle pour notre corps. 

Vous allez me dire comme toutes les vitamines, n’est-ce pas ? C’est vrai que toutes les vitamines ont un rôle indispensable pour le bon fonctionnement de notre corps, mais la B12 est un peu particulière, d’une part parce qu’elle intervient un peu partout dans notre organisme et d’autre part parce qu’elle est produite par des bactéries et que toutes nos cellules en ont besoin.

La vitamine B12 :

  • intervient dans la réplication de l’ADN et la division cellulaire, dans la production des globules rouges et certains neurotransmetteurs.
  • joue un grand rôle au niveau du système nerveux où elle participe à la communication au niveau des cellules nerveuses et des neurotransmetteurs.
  • est présente au niveau du système nerveux dans sa protection avec les gaines de myéline.
  • favorise l’élimination de l’homocystéine qui est un acide aminé toxique. Il faut donc éviter qu’il s’accumule dans notre corps. L’homocystéine d’ailleurs est la molécule mesurée et dosée lors d’analyses pour vérifier une potentielle carence en B12.

D’ailleurs, quels sont les symptômes observables lors des carences ?

Cette carence s’installe très lentement ; des années s’écoulent souvent entre les premiers symptômes ressentis et un diagnostic. Les premiers signes de déficit modéré sont souvent liés à un état de fatigue – physique et moral – qui peut engendrer un état de dépression. On peut aussi observer de légères inflammations.

Le manque en B12 ne permet pas de suspecter un début de carence parce qu’on pense à d’autres pathologies en premier. Lorsque la carence s’approfondit et perdure, des symptômes plus problématiques s’installent et c’est à ce moment que des troubles au niveau neurologiques et psychiques apparaissent avec des difficultés de concentration, des perturbations à l’échelle du comportement et des troubles au niveau des neurotransmetteurs.

L’individu en carence risque d’être aussi plus résistant aux médicaments et aux traitements à base de plantes. On peut encore avoir un état de fatigue chronique avec une anémie sévère qui s’installe et qui va être résistante aux changements alimentaires, à la complémentation à base de fer. Les risques de problèmes cardio-vasculaires graves comme des infarctus du myocarde, des accidents vasculaires diverses sont plus élevés.

On peut toujours identifier la carence en B12 avec des analyses de sang ou urinaires. Mais, le mieux est d’anticiper, voir si vous êtes dans une zone à risque de carence pour corriger les choses en amont, faire une supplémentation si c’est nécessaire, améliorer l’alimentation… Agir avant que la carence ne s’installe ou avant qu’elle ne devienne trop problématique.

 

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Comment peut-on identifier si on est dans une zone à risque ? 

Il faut regarder les causes d’une carence. Il y a bien évidemment la problématique d’un manque d’apport. Si les apports alimentaires en B12 sont faibles par rapport à nos besoins, voire inexistants, il y a un risque beaucoup plus important de carence. Bien entendu, ce n’est pas forcément obligatoire : on voit des personnes ayant un apport suffisant en B12 et qui sont pourtant carencés et de l’autre côté, des personnes qui sont végétariennes ou même végétaliennes depuis des années qui se portent très bien à ce niveau-là. Certes, c’est une petite proportion, mais ce sont des gens qui existent et qui montrent que c’est possible.

Je vais donc vous présenter 4 causes qui mènent à ces carences ; trois centrées sur le système digestif et la quatrième sur notre hygiène de vie.

La première cause au niveau du système digestif, c’est l’estomac. Il joue un rôle dans l’absorption intestinale de la B12. Il doit devenir acide pour produire ce que l’on appelle un facteur intrinsèque qui est une protéine, qui va se lier la B12 et qui va donc favoriser son absorption intestinale. Si l’estomac ne produit pas assez le facteur intrinsèque ou tout simplement s’il n’est pas assez acide, on va perdre en capacité d’absorption intestinale.

Aujourd’hui, entre 30 à 40 % des personnes dépassant les 50 ans ont des difficultés avec l’acidité de l’estomac. Nombre d’entre eux prennent aussi des médicaments antiacides que ce soit des produits naturels ou des médicaments à proprement parler, on altère la capacité d’absorption intestinale de la B12.

La deuxième cause au niveau du système digestif est la flore intestinale. Elle produit des vitamines du groupe B, et parmi ces vitamines, on retrouve la B12. Même si cette vitamine ne passe pas par l’estomac, et par conséquent, a une absorption moindre au niveau de l’intestin, elle peut quand même être présente dans le corps. Les personnes ayant une hygiène de vie tout à fait satisfaisante et ne consommant pas de B12, n’ont pas de carence tout simplement parce que ce qui est produit au niveau de l’intestin et de la flore intestinale est suffisant et absorbé pour pourvoir aux besoins du corps. Mais si la flore est déséquilibrée – autrement appelé la dysbiose – on observe une augmentation des risques de carence en B12 puisque la flore diminue sa production en vitamine.

Troisième chose observable au niveau digestif est l’intégrité de la muqueuse intestinale. Elle absorbe les substances présentes dans le tube digestif à l’intérieur du corps. Un intestin altéré, détérioré absorbe moins efficacement.

Le facteur risque est très important si certaines personnes ont ces trois causes : problème de l’acidité au niveau de l’estomac, flore intestinale perturbée avec un état de dysbiose important et intestins abîmés, fragilisés, poreux. Mais attention, même si on ne présente pas de symptômes, il y a tout de même un risque. Il est moindre, mais tout de même présent.

Quatrième chose, très fréquente aujourd’hui est simplement le mode de vie. Un mode de vie défectueux avec un état de surmenage excessif, avec une consommation de produits stimulants : de drogues, d’alcool, de tabac et de café en excès. Toutes ces choses demandent à notre corps d’utiliser plus de vitamine b12, en plus d’une alimentation et un mode de vie défectueux (un manque de repos, des excès dans nos activités du quotidien).

Si vous êtes concerné par ces situations, vous comprenez bien que l’alimentation du quotidien avec les apports en B12 va jouer un rôle important, mais que ce n’est pas la seule chose nécessaire. Si votre niveau d’absorption baisse parce que ce qui se passe au niveau du tube digestif est problématique et que vos besoins augmentent parce que votre mode de vie est déséquilibré, vous augmentez vos risques en carence.

Le but est donc d’anticiper, d’observer les zones à risque, de commencer à corriger, de faire une petite supplémentation si cela est nécessaire, pour voir si certains symptômes ressentis peuvent être atténués. Et si c’est le cas, vous êtes peut-être déjà dans un état de léger déficit en B12. En tout cas, n’attendez pas qu’il soit trop tard en vous disant que tout va bien. Parce que si vous avez des symptômes qui sont présents et qui se développent petit à petit, c’est que quelque chose est problématique et qu’il va falloir agir. Que ce soit la B12 ou autre chose, il va falloir agir.

Dr Raphaël PEREZ

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Joannie

Joannie carbure au kombucha, au yoga et… aux câlins de ses chats! Curieuse de nature, elle tend vers un art de vivre plus éthique et sain. Amoureuse du vivant et militante en faveur du bien-être animal, elle a adopté un mode de vie végane il y a quelque temps. Rédactrice et stratège Web, elle a l’œil pour dénicher les plus récentes tendances et vous les présenter.

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2 réponses
  1. Christiane Garcia
    Christiane Garcia dit :

    Bonjour, quelle vitamine b12 prendre ? . Les thérapeutes en médecines alternatives, ceux que je consulte , disent méthylecobalamine et la médecine conventionnelle cyanocobalamine ?
    Il vaut mieux faire une analyse d’urine parce que les symptômes ne sont pas spécifiques à la carence de vitamine B12 !
    Merci

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