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LA DETOX : VÉRITÉS et ERREURS !

On apprend en hygiénisme que la cause fondamentale de la maladie est la TOXÉMIE.

A cette cause, l’on peut ajouter les carences micronutritionnelle qui eux-mêmes génèrent de la toxémie par dysfonctionnement cellulaire. Les excès alimentaires sont, eux aussi, sources de toxémie.
Avant de parler de “détox”, il est souhaitable d’éviter toutes les sources d’intoxication de l’organisme.

SOURCE DE TOXÉMIE.

Dans les sources de toxémie, l’on peut citer les toxiques liés aux additifs chimiques de synthèse, les toxiques liés à différents modes de production ou de cuisson (torréfaction, cuisson excessive d’où création de molécules de Maillard : acrylamide des sucres, glycation des protéines, etc. ; mais aussi les toxiques liés à des émotions perturbantes qui altèrent le fonctionnement cellulaire normal, les toxiques que l’on trouve dans les cosmétiques, dans les médicaments, dans les peintures, les vêtements, dans l’eau, dans l’air, etc.).
A cela, on peut ajouter l’usage du micro-onde qui altère la qualité des nutriments les rendant toxiques
Ne pas oublier les troubles digestifs chroniques et les dysbioses intestinales (déséquilibre de la flore intestinale) source d’intoxication permanente de l’organisme.

ATTENTION A CERTAINES NOTIONS LIEES INTIMEMENT AU PROCESSUS DE DETOX.

– Éviter toutes sources de carence micronutritionnelle qui peuvent être à l’origine indirecte d’une intoxication permanente de l’organisme.
Toute carence notable en certains nutriments tels que les vitamines du groupe B2, B3, B5, les minéraux comme le soufre, le zinc, le magnésium, le fer, le manganèse et différents antioxydants vont affecter le fonctionnement des mitochondries (producteur d’ATP) ou centrale énergétique cellulaire.
Cela va occasionner :
– un manque de production d’énergie et une production importante de déchets d’où une augmentation de la toxémie intra-cellulaire.
– une augmentation des radicaux libres, et des processus inflammatoires excessifs qui endommagent les cellules et sont à l’origine de nombreuses pathologies plus ou moins graves jusqu’aux cancers.
Ce qu’il faut retenir ici, est que toute carence chronique en certains nutriments est source d’intoxication et de toxémie cellulaire.

Ainsi, une grande vigilance doit être exercée à propos de certains régimes alimentaires “idéaux” en théorie, mais qui dans la pratique pour diverses raisons individuelles (digestion, assimilation, interprétation personnelle d’un régime alimentaire) peuvent s’avérer au final carencé en divers nutriments.
Ainsi, on comprend mieux pourquoi telle personne se sent très bien avec un régime alimentaire en particulier et que son voisin qui suit la même alimentation, souffre de troubles de santé divers, en raison de la notion de “terrain individuel”.

D’autre part, il est important de noter que pour que le foie assure son rôle majeur de “détox” il a besoin de divers nutriments.(taurine, glycine, arginine, glutamine, ornithine mais aussi d’enzyme comme la SOD, de vitamine A, B2, B5 B6, B9, B12, C, D, E, ainsi que de zinc, du sélénium, de composés soufrés, d’acides aminés soufrés, etc.)
Donc aussi paradoxal que cela puisse apparaître, lorsque l’on se lance dans des processus dits “détox” mal étudiée ou “agressif ou trop actif” ou encore sur des périodes trop longues ou pas assez espacé dans le temps ; alors il peut se produire des carences micronutritionnelles qui seront à l’origine d’un dysfonctionnement cellulaire et/ou d’une moindre capacité hépatique à neutraliser les toxiques de l’organisme, qui aboutiront au final à la toxémie et à l’intoxication de l’organisme.

SOURCE DE CARENCE.

On peut ajouter aux sources de carences que l’on vient d’étudier, les carences micronutritionnelles en raison de la faible densité en nutriments de certains aliments (en vitamines, minéraux, oligoéléments, enzymes, etc.) en raison de différentes techniques raffinage des aliments (sucre, huile, etc.), mais aussi ajout d’engrais chimiques de synthèse, production agricole intensive, mais aussi les modes de conservation ou de cuisson : ionisation, pasteurisation, friture, grillade, eau bouillante trop prolongée, etc.).

THÉORIE DU DOCTEUR SEIGNALET

Si l’on s’intéresse à la théorie (vérifiée) de ce médecin, on s’aperçoit que la très grande majorité des maladies concerne les pathologies d’élimination (dermatose, bronchite, rhinopharyngite, etc.) les pathologies d’encrassage, comme les maladies rhumatismales par exemple, et les maladies auto-immunes comme le cancer ou la sclérose en plaque. Toutes ces maladies sont le résultat d’un excès de toxiques associé pour certaines, à un dysfonctionnement immunitaire.
Dire cela, ne sous estime pas pour autant, tous les mécanismes qui sont sollicités par ces déséquilibre comme les processus inflammatoires, le stress oxydatif, les infections, l’épuisement mitochondriales, qui ont tous on tendance à s’emballer lors de maladies chroniques.
La théorie vérifiée du Docteur Seignalet, permet de bien conscientiser tout l’intérêt de contribuer à ce que l’organisme n’accumule que peu de toxiques, toxines et déchets au niveau intra et extra cellulaire.
La “détox” qui a pour objectif d’éliminer par différentes techniques les déchets de l’organisme, apparaît bienvenue. (Jeûne, tisane, sudation, sauna, bains de siège, bain dérivatif, lavement d’un litre 1/2 au plus, etc.)
Que se passe-t-il lors d’un jeûne qui est le mécanisme à priori, le plus abouti et le plus complet de la “détox” même s’il peut y avoir des exceptions en fonction des individus ?
L’organisme n’ayant plus d’aliment provenant de l’extérieur, va brûler ou autolyser ses propres tissus pour récupérer les nutriments dont il a besoin (vitamines, minéraux, enzymes, oligoéléments, sucres, protéines, lipides, etc.)
En procédant ainsi, l’organisme va déloger les toxiques accumulés dans ses tissus et dans ses graisses. C’est cela qui est à l’origine du processus de détoxication de l’organisme.

Bien des personnes se trompent en pensant que les processus de “détox” sont essentiellement provoqués par telles plantes, tels jus de légumes ou tels fruits, ou encore par tels breuvages.
Certes, certaines plantes ou certains aliments ont la capacité d’être cholagogue ou cholérétique, c’est-à-dire de favoriser la production de bile ou la chasse biliaire nécessaire à l’évacuation des déchets et toxiques, ou encore par leur composant de favoriser le fonctionnement d’un “émonctoire” ou d’un organe de “drainage” comme le desmodium qui est un protecteur de la cellule hépatique.
A ce propos on peut citer la cure d’aubier de tilleul du Roussilon en bâtonnet, très efficace pour favoriser entre autres, l’élimination de l’acide urique en excès dans l’organisme.
Mais l’essentiel du processus détox se réalise par une redistribution énergétique. c’est-à-dire que dés que l’on mange moins soit en supprimant une classe alimentaire (glucide ou lipide ou protéine) ou en absorbant moins d’aliments en générale, (un peu comme le budget dans un ménage), on va “économiser” de l’énergie” qui va servir immédiatement à d’autres processus comme celui de la détoxication de l’organisme, qui reste prioritaire au niveau des fonctions homéostasiques.

Donc, par le jeûne mais aussi à un moindre degré par les diètes, les monodiètes, les cures de fruits, de légumes sous forme entier ou en jus associé à une réduction alimentaire momentanée, on favorise donc comme on vient de le voir, une “économie” énergétique et une autophagie de nos propres tissus qui expliquent les processus de la “détox”.
Préciser tout cela n’enlève pas l’intérêt de l’usage de jus de légumes (reminéralisantes et revitalisantes surtout en jus) ou de plantes à action cholagogue ou cholérétique ou d’herbe, etc., lors d’un processus de détox, mais permet d’avoir une approche plus juste des mécanismes de détoxification de l’organisme.
Une mise en garde doit être ici précisée à propos de l’excès de fruits aqueux mi-acide et acide, consommé à la “croque” ou en jus, comme les pommes, poires, cerise, abricot, et surtout les agrumes comme le citron, le pamplemousse, l’orange, etc. Cette notion d’excès est très “personnel” car notre pouvoir d’oxydation des acides “faibles” des fruits s’avère très différentes d’un individu à un autre.

Tout cela permet aussi de mettre en garde différentes personnes qui peuvent sans s’en rendre compte, abuser des périodes de “détox” au détriment de leur organisme.
En effet si l’on a recours trop fréquemment à des périodes de jeûnes, de diète ou de détox et si en plus on ne tient pas compte de la notion de terrain individuel, on peut par des actions inopportunes faire plus de mal que de bien à son organisme. De plus différentes personnes par des purges inappropriées peuvent agresser leur muqueuse intestinale et provoquer des dysbioses intestinales.

“La détox” est un procédé très intéressant et favorable à la santé à partir du moment où il est conduit avec mesure, intelligence,”savoir-faire” et qu’il est adapté au terrain de la personne qui le pratique.

 


Article publié et rédigé par :

Eric Darche
Naturopathe Spécialisé en nutrition.
Auteur, Conférencier, Formateur.

www.ericdarche.com

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Eric Darche

Eric Darche est naturopathe hygiéniste depuis 25 ans. Parallèlement à sa formation de base et son expérience acquise grâce à ses consultations, il a en permanence amplifé ses connaissances par l’étude de nombreux travaux de recherche ainsi que par un échange régulier et fructueux avec différents scientifiques. Il anime aussi depuis de nombreuses années des ateliers, conférences-débats, stages, formations, cours, afin de sensibiliser le public sur l’impact majeur de la nutrition sur la santé et a rédigé à ce propos de nombreux articles dans la presse.
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